Cas clinique : malaise au travail et suspicion de coup de chaleur lors d’un épisode de canicule
Contexte
Homme de 46 ans, manutentionnaire en entrepôt non climatisé, consulte après un malaise survenu en fin de poste lors d’un épisode de canicule. Il décrit céphalées, nausées, crampes, sensation de « brouillard », puis syncope brève. À l’examen (service d’urgence) : T° 39,2°C, tachycardie, peau chaude, confusion légère. Créatinine et CPK modérément élevées.
Points clés de diagnostic (médecine du travail)
Le diagnostic à discuter est celui d’une pathologie liée à la chaleur, en particulier coup de chaleur d’effort (urgence vitale) vs épuisement thermique. Les éléments d’alerte : hyperthermie, troubles neurologiques, rhabdomyolyse débutante. Facteurs contributifs professionnels : charge physique, ventilation insuffisante, pauses inadaptées, port d’EPI, hydratation non organisée. Facteurs individuels : surpoids, sommeil réduit, médicaments (diurétiques, psychotropes), alcool, antécédent de malaise.
Conduite à tenir et prévention
- Mesures immédiates (à rappeler aux employeurs/équipes) : alerter, mettre au frais, refroidissement actif (brumisation, ventilation), hydratation si conscience conservée, appel SAMU si signes neuro ou T° élevée.
- Analyse de poste : cartographie des tâches les plus thermogènes, organisation des horaires (début plus tôt), rotation, pauses supplémentaires, accès à eau fraîche, zones de repos fraîches.
- Information/formation : signes précoces, consignes d’urgence, auto-surveillance.
- Suivi individuel : avis d’aptitude temporaire avec restrictions (éviter efforts intenses/ambiance chaude), réévaluation après normalisation clinique et biologique.
Réglementation (France)
L’employeur doit évaluer et prévenir le risque chaleur (DUERP) et adapter l’organisation (obligation générale de sécurité : Code du travail, art. L.4121-1 et suivants). En période de vigilance canicule, les mesures de prévention doivent être renforcées (INRS).
Sources
- INRS : Travaux en ambiance chaude / prévention des risques liés à la chaleur (dossiers et fiches pratiques).
- Code du travail : L.4121-1 à L.4121-5 (prévention des risques), R.4225-2 et suivants (eau potable).
- Santé publique France : recommandations en période de canicule (signes d’alerte, conduite à tenir).
4 commentaires
Tableau très compatible avec une pathologie liée à la chaleur, avec critères de gravité : hyperthermie (39,2°C), atteinte neurologique (confusion + syncope) et signes biologiques de souffrance musculaire/rénale (CPK et créatinine élevées), suggérant un spectre allant de l’épuisement par chaleur au coup de chaleur débutant. En santé au travail, l’enjeu est d’objectiver l’exposition : température/indice WBGT, humidité, durée d’effort, charge métabolique du poste, pauses, accès à l’hydratation, EPI, acclimatation. Le risque de rhabdomyolyse et d’IRA impose une prise en charge urgente et une éviction temporaire du poste. Pour la prévention, mesures hiérarchisées : réduction de la charge physique, aménagement des horaires, pauses en zone fraîche, hydratation planifiée, surveillance des signes précoces, protocole canicule, et retour au travail conditionné à la normalisation clinique/biologique et à l’adaptation du poste.
Cas clinique pertinent et bien contextualisé, compatible avec une pathologie liée à la chaleur. Les éléments (T° 39,2°C, confusion, peau chaude, tachycardie, syncope, CPK/créatinine ↑) orientent vers un coup de chaleur d’effort ou au minimum une atteinte sévère par chaleur avec début de rhabdomyolyse/déshydratation, ce qui mérite une prise en charge urgente et une éviction temporaire du poste. Pour la partie médecine du travail, il manque des précisions utiles : durée/intensité de l’effort, EPI, accès à l’eau/pauses, acclimatation, antécédents/traitements (diurétiques, psychotropes), alcool, IMC. À compléter aussi : diagnostics différentiels (hypoglycémie, trouble du rythme, cause neuro), critères de gravité, et conduite à tenir en entreprise (procédure canicule, réorganisation, surveillance, déclaration AT si lien professionnel probable).
Tableau très évocateur d’une pathologie liée à la chaleur, avec critères de gravité : hyperthermie (39,2°C), altération neurologique (confusion, syncope), tachycardie et début d’atteinte d’organe (CPK/créatinine ↑ suggérant rhabdomyolyse et déshydratation/IRA débutante). À ce stade, il faut raisonner « coup de chaleur d’effort » jusqu’à preuve du contraire, même si la température centrale n’est pas documentée (rectale idéalement). En médecine du travail, l’enjeu est double : sécuriser le retour (avis spécialisé si nécessaire, contrôle rénal/CPK, recherche de facteurs favorisants : médicaments, alcool, infection, déficit d’acclimatation, IMC, antécédents) et enclencher des mesures collectives : adaptation des cadences/horaires, pauses fréquentes, accès eau fraîche, ventilation/refroidissement, surveillance des signes d’alerte, plan canicule et formation des encadrants. Déclaration AT à discuter au vu du lien temporel et des conditions de travail.
Le tableau clinique est compatible avec une pathologie liée à la chaleur, mais la terminologie doit être rigoureuse. Une T° à 39,2°C avec confusion, tachycardie et peau chaude évoque un **coup de chaleur d’effort (heat stroke)** si l’atteinte neurologique est avérée, même sans anhidrose. La syncope isolée peut aussi correspondre à une **syncope de chaleur** ou un **épuisement par la chaleur**, mais la présence d’altération cognitive oriente vers une forme sévère. L’élévation des CPK/créatinine renforce l’hypothèse (rhabdomyolyse/déshydratation) et impose surveillance rénale/ionogramme. À compléter factuellement : critères de gravité (température centrale, troubles neuro, hypotension), facteurs de risque (médicaments, alcool, obésité, acclimatation), et mesures urgentes (refroidissement rapide, arrêt d’exposition). Référence utile : recommandations d’urgence/heat illness (OMS/CDC, sociétés d’urgentologie).

Le tableau est effectivement très compatible avec une pathologie liée à la chaleur. Sur le plan factuel, la combinaison hyperthermie (39,2 °C), signes neurologiques (confusion, syncope) et atteinte biologique (CPK/ créatinine) oriente plutôt vers un **coup de chaleur d’effort** ou au minimum une forme sévère d’épuisement par chaleur avec rhabdomyolyse débutante. À noter : les définitions usuelles retiennent une atteinte du SNC comme critère clé du coup de chaleur, la température pouvant être <40 °C après début de refroidissement ou délai. Il manque des éléments utiles : TA, fréquence respiratoire, état d’hydratation, ionogramme, bilan hépatique, coagulation, glycémie, recherche de médicaments favorisant (diurétiques, anticholinergiques, psychotropes) et facteurs de risque (obésité, infection). En médecine du travail, insister sur déclaration/traçabilité, mesures de prévention (réduction charge, pauses, eau, ventilation) et aptitude/retour progressif.