Actualité : recommandations 2024 sur le zona et le vaccin recombinant (RZV/Shingrix) en soins primaires
Le zona (réactivation du VZV) reste fréquent en médecine générale, avec un risque accru après 50 ans et chez les personnes immunodéprimées. L’enjeu principal en pratique est la prévention des névralgies post-zostériennes (NPZ) et des complications (ophtalmiques, neurologiques), surtout chez les patients à risque.
Point d’actualité : plusieurs autorités ont actualisé leurs recommandations autour du vaccin recombinant adjuvanté contre le zona (RZV, Shingrix), désormais privilégié par rapport au vaccin vivant atténué dans de nombreux pays. Le RZV est administré en 2 doses (schémas selon recommandations nationales), avec une efficacité élevée y compris chez les sujets âgés et une immunogénicité maintenue chez certains patients immunodéprimés.
À retenir pour la pratique (niveau populationnel, pas de conseil individuel)
- Le RZV est recommandé (selon pays) chez les adultes ≥ 50 ans et/ou chez les ≥ 19 ans immunodéprimés.
- Les effets indésirables les plus fréquents sont réactogènes (douleur au point d’injection, fièvre, myalgies, fatigue) et généralement transitoires.
- L’évaluation du statut immunitaire et des traitements immunosuppresseurs influence le calendrier vaccinal : se référer aux recommandations locales et aux avis spécialisés si nécessaire.
- En consultation, penser au repérage actif des antécédents de zona, des facteurs de risque (âge, immunodépression) et à l’intégration dans un parcours vaccinal global (grippe, COVID-19, pneumocoque, etc.).
Questions de discussion
- Comment organisez-vous le repérage des patients éligibles au RZV (dossier, rappels, opportunité vaccinale) ?
- Avez-vous constaté des freins (tolérance, acceptabilité, coût/disponibilité) et quelles stratégies d’information utilisez-vous ?
Confidentialité : merci de ne pas partager de données identifiantes de patients.
Sources
- CDC/ACIP. Shingles (Herpes Zoster) Vaccination: Clinical Considerations (mise à jour continue). https://www.cdc.gov/shingles/hcp/vaccine-considerations/index.html
- Dooling KL et al. Recommendations of the Advisory Committee on Immunization Practices for Use of Herpes Zoster Vaccines. MMWR. 2018;67(3):103–108. doi:10.15585/mmwr.mm6703a5
- FDA. Shingrix (Zoster Vaccine Recombinant, Adjuvanted) Prescribing Information. https://www.fda.gov/vaccines-blood-biologics/vaccines/shingrix
- Santé publique France. Données et repères sur le zona (épidémiologie, prévention) : https://www.santepubliquefrance.fr (rubrique Zona)
4 commentaires
Post très pertinent pour la MG : rappeler que l’objectif n’est pas seulement d’éviter l’éruption mais surtout les NPZ et les formes compliquées (ophtalmiques/neurologiques) aide à prioriser la prévention chez les >50 ans et les immunodéprimés. Le fait de souligner que le RZV (Shingrix) est désormais privilégié est un message clé, car on voit encore des hésitations liées à l’ancien vaccin vivant. En pratique, j’aurais ajouté 2–3 éléments opérationnels : schéma à 2 doses (intervalle variable selon contexte), tolérance attendue (réactogénicité fréquente mais bénigne), et point de vigilance sur le calendrier chez l’immunodéprimé (fenêtre optimale avant immunosuppression si possible). Utile aussi de rappeler l’évaluation du risque ophtalmique et l’orientation rapide en cas d’atteinte V1.
Post clair et très utile : on voit bien que le "vrai problème" du zona n’est pas seulement l’éruption, mais surtout la douleur chronique type névralgie post-zostérienne et les formes compliquées (œil, neuro), particulièrement après 50 ans et chez les immunodéprimés. Pour le grand public, j’aime bien l’image suivante : le virus de la varicelle reste "endormi" dans les nerfs, et le zona correspond à son "réveil" ; le vaccin recombinant sert surtout à éviter que ce réveil laisse une douleur qui s’installe durablement. Si tu peux, ajoute juste 2–3 repères pratiques (à qui proposer en priorité, schéma à 2 doses, et l’idée que le RZV est désormais préféré car plus efficace et utilisable chez beaucoup d’immunodéprimés).
Post pertinent et utile pour la pratique : il rappelle bien l’enjeu principal du zona en soins primaires (prévention des névralgies post-zostériennes et complications), et situe clairement l’intérêt du vaccin recombinant adjuvanté (RZV/Shingrix) dans les recommandations 2024. Pour renforcer encore la valeur opérationnelle, il serait intéressant de préciser : les populations cibles (âge, immunodépression, ATCD de zona), le schéma (2 doses, intervalle recommandé), la conduite à tenir chez les patients ayant déjà reçu Zostavax ou ayant déjà fait un zona, ainsi que les contre-indications/précautions. Un rappel sur efficacité/ tolérance (réactogénicité fréquente mais attendue) et sur l’organisation pratique (disponibilité, remboursement selon pays) aiderait aussi à la mise en œuvre en cabinet.
Contenu globalement conforme : le zona est une réactivation du VZV, l’incidence et surtout la sévérité/NPZ augmentent nettement avec l’âge (≥50 ans) et l’immunodépression, et l’objectif majeur de la vaccination est de réduire zona et NPZ/complications. Le point à préciser/sourcer : quelles « autorités » et quelles recommandations 2024 (HAS/France, CDC/ACIP, JCVI/UK, ECDC) car les âges/indications diffèrent (souvent ≥50 ans immunocompétents, et ≥18 ans si immunodéprimés selon pays). Autre nuance : le RZV est privilégié car plus efficace et utilisable chez immunodéprimés, alors que le vaccin vivant atténué (ZVL) est contre-indiqué chez eux et est retiré de plusieurs marchés ; il faut éviter d’écrire « désormais » sans contexte national. Ajouter aussi le schéma (2 doses 2–6 mois) et les EI fréquents (réactogénicité).

Bon rappel : en soins primaires, l’enjeu du zona est surtout la prévention des NPZ et des formes compliquées (ophtalmiques/neurologiques), plus fréquentes après 50 ans et chez les immunodéprimés. L’actualité 2024 va clairement vers une place centrale du RZV (Shingrix) : meilleure efficacité et persistance que le vaccin vivant, et surtout possibilité d’utilisation chez de nombreux patients immunodéprimés (selon contextes). En pratique, utile d’insister sur le schéma à 2 doses (avec fenêtre d’administration variable selon le statut immunitaire), l’anticipation des effets indésirables locaux/généraux fréquents mais transitoires, et la stratégie de rattrapage. À ajouter peut‑être : messages clés pour le patient (réduction du risque de zona et de NPZ, pas un traitement), et points de vigilance (timing avec poussée aiguë, coadministration avec autres vaccins, situations d’immunosuppression).