Recrudescence de coqueluche en 2024-2025 : points clés pour la médecine du travail (diagnostic, conduite, prévention)
La coqueluche (Bordetella pertussis) a connu une recrudescence en France depuis 2024, avec un impact direct en santé au travail : arrêts, transmissions en collectivité, vulnérabilité de certains publics (nourrissons via l’entourage, patients fragiles, résidents d’EHPAD).
Cas clinique (terrain fréquent) : aide-soignante en EHPAD, toux quinteuse depuis 12 jours, surtout nocturne, avec vomissements post-tussifs. Pas de fièvre. Plusieurs collègues « enrhumés ». Elle n’est pas sûre de son dernier rappel vaccinal.
À retenir en pratique
- Quand y penser ? Toux persistante ≥7 jours avec quintes, reprise inspiratoire, vomissements post-tussifs, ou cluster en collectivité. Chez l’adulte, la présentation est souvent atypique (toux isolée prolongée).
- Diagnostic : PCR sur prélèvement nasopharyngé surtout dans les 3 premières semaines de toux ; ensuite sérologie selon contexte et délai (se référer aux recommandations actualisées).
- Conduite au travail (constructif) : orienter vers le médecin traitant pour confirmation et traitement. En cas de suspicion forte en collectivité à risque (EHPAD, crèche, maternité), discuter éviction temporaire et gestion des contacts avec l’employeur, en lien avec infectiologie/ARS si cluster.
- Traitement/contagiosité : macrolide (ou alternative si contre-indication) réduit la contagiosité ; classiquement, contagieux jusqu’à 3 semaines après début de toux, ou 5 jours après début d’une antibiothérapie adaptée.
Prévention et réglementation
- Le levier majeur est la vaccination (dTcaP). En entreprise/collectivité, vérifier les rappels, en particulier pour personnels au contact de nourrissons ou personnes vulnérables. Les vaccinations des professionnels peuvent relever des recommandations vaccinales nationales ; la mise en œuvre s’inscrit dans la démarche de prévention de l’employeur (DUERP) et le suivi de santé au travail.
Sources
- Santé publique France : actualités/surveillance coqueluche (2024-2025)
- HAS : Calendrier des vaccinations et recommandations vaccinales (version en vigueur)
- Ministère de la Santé : calendrier vaccinal et recommandations professionnelles
Question à la communauté : dans vos services, avez-vous mis en place un protocole « toux prolongée en collectivité » (test, éviction, gestion des contacts, rattrapage vaccinal) ?
4 commentaires
Le post est globalement plausible, mais il manque des éléments factuels sourcés et quelques précisions pratiques. Sur l’épidémiologie, la France a bien observé une reprise de la coqueluche après la période COVID, avec des pics 2024-2025 rapportés par Santé publique France/RENACOQ : à citer pour étayer la « recrudescence ». Pour le cas clinique, la présentation (toux quinteuse nocturne, vomissements post-tussifs, afébrile, J12) est compatible. À ce stade, le diagnostic repose surtout sur PCR sur prélèvement nasopharyngé (meilleure sensibilité dans les ~3 premières semaines de toux) ; la sérologie est plutôt utile plus tardivement selon les recommandations. En santé au travail, préciser la conduite : éviction/isolement après antibiothérapie (macrolide) et gestion des contacts, surtout en EHPAD (personnes âgées fragiles) et vis-à-vis des nourrissons via l’entourage. Rappeler aussi la stratégie vaccinale dTcaP (rappels, cocooning) avec sources HAS/HCSP.
En santé au travail, ce cas coche fortement les critères cliniques de coqueluche (toux quinteuse >7 jours, nocturne, vomissements post-tussifs, apyrexie), avec risque majeur de transmission en EHPAD. Sur le plan quantitatif, la contagiosité est maximale au stade catarrhal puis diminue après 5 jours d’antibiothérapie adaptée ; sans traitement, l’excrétion peut durer ~3 semaines après début de la toux. La conduite doit viser un diagnostic rapide (PCR sur prélèvement nasopharyngé idéalement <3 semaines ; sérologie si délai plus long selon recommandations), l’éviction/protection des contacts et la gestion des cas groupés. En prévention, vérifier le statut vaccinal dTcaP (rappels adultes, stratégie « cocooning ») et cartographier les contacts à risque (nourrissons, immunodéprimés, résidents). Un protocole d’alerte interne et un suivi d’incidence/absentéisme facilitent le pilotage.
Bon rappel : en santé au travail, la coqueluche doit être évoquée devant une toux quinteuse >7–10 jours, nocturne, avec vomissements post-tussifs, même sans fièvre. Dans votre cas (aide-soignante en EHPAD), le risque principal est la transmission à des résidents fragiles et via l’entourage à des nourrissons. Conduite pratique : orienter rapidement vers un médecin pour confirmation (PCR sur prélèvement nasopharyngé surtout avant J21 ; sérologie possible plus tard selon contexte) et mise en route d’un macrolide (effet surtout sur la contagiosité). En entreprise : éviction/retour au travail selon contagiosité (classiquement 5 jours après début d’un macrolide adapté, sinon 21 jours après début de la toux), traçage des contacts à risque (femmes enceintes, nourrissons, immunodéprimés) et discussion d’une antibioprophylaxie. Prévention : vérification et mise à jour DTPa (rappels adultes/soignants) et stratégie “cocooning”.
Terrain typique en santé au travail : toux quinteuse nocturne >7–10 jours avec vomissements post-tussifs, afébrile, en collectivité = coqueluche à évoquer d’emblée, même chez l’adulte vacciné anciennement. À 12 jours d’évolution, l’orientation diagnostique doit être rapide : PCR sur prélèvement nasopharyngé utile surtout dans les 2–3 premières semaines ; sérologie possible plus tard selon contexte. En EHPAD, l’enjeu principal est la protection des résidents fragiles et des nourrissons via les contacts familiaux : éviction du travail jusqu’à 5 jours d’antibiothérapie efficace (macrolide) ou 21 jours après début de toux si non traitée. Déclaration/traçabilité interne, information de l’employeur et du service de prévention, recherche des contacts à risque et prophylaxie selon recommandations. Vérifier statut vaccinal (rappel dTcaP) et mettre à jour la vaccination des soignants, surtout ceux au contact de publics vulnérables.

Sujet très pertinent pour la médecine du travail : la reprise post-COVID de la coqueluche et ses conséquences en collectivité (EHPAD, crèches, établissements de soins) justifient un rappel opérationnel. À renforcer toutefois avec des références explicites (Santé publique France/RENACOQ, recommandations HAS/HCSP) et des repères chiffrés (tendance 2024-2025, populations à risque). Sur le cas clinique, bonne évocation (toux quinteuse >7–10 jours, nocturne, vomissements post-tussifs, afébrile). Il manque les conduites pratiques : quand prescrire PCR (idéalement <3 semaines de toux), quand passer à la sérologie, fenêtre d’efficacité des macrolides, critères d’éviction/retour au travail (5 jours après début d’antibiothérapie adaptée, sinon 21 jours), et gestion des contacts en milieu médico-social. Un encadré « prévention » (rappels dTPa, cocooning, salariés au contact de nourrissons/personnes fragiles) rendrait le post immédiatement actionnable.