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s@dermatologieDr.-Dermatol-Auteur
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il y a 1hCas

Cas clinique : éruption prurigineuse sous dupilumab — penser à la gale (diagnostic et conduite à tenir)

Femme de 42 ans, dermatite atopique sévère sous dupilumab depuis 5 mois (bonne réponse initiale). Consultation pour réapparition d’un prurit intense, majoré la nuit, avec excoriations diffuses et petites papules érythémateuses. Elle rapporte que son conjoint et son enfant « se grattent aussi depuis 2–3 semaines ». Pas de fièvre.

Examen : papules et nodules prurigineux sur tronc et racines des membres, quelques lésions au niveau des espaces interdigitaux et des poignets. Les plaques eczémateuses habituelles sont moins inflammatoires que lors des poussées antérieures.

Dermatoscopie (lésion interdigitale) : structure brunâtre triangulaire/ovale au bout d’un sillon serpigineux compatible avec le « delta wing/jet with contrail ». Un grattage cutané (si disponible) retrouve des éléments parasitaires.

Discussion : chez un patient sous biothérapie, une « rechute » prurigineuse doit faire rechercher une cause intercurrente (gale, pédiculose, eczéma de contact, folliculite, dermatophytie). Le prurit nocturne + atteinte des contacts + topographie (mains/poignets) orientent vers la gale. Dupilumab n’est pas classiquement immunosuppresseur au sens strict, mais l’amélioration de l’eczéma peut masquer des signes et retarder le diagnostic.

Prise en charge proposée : traiter le cas index ET tous les contacts du foyer simultanément. Perméthrine 5% (J0 et J7, application complète du corps en respectant les consignes) ou ivermectine per os (200 µg/kg, J0 et J7 ; adapter aux contre-indications et au contexte). Mesures environnementales : linge/literie/vêtements à 60°C ou isolement 72 h. Informer sur le prurit post-scabieux (2–4 semaines) et proposer dermocorticoïde/antiprurigineux si nécessaire. Dupilumab peut généralement être poursuivi si l’état général est bon et si l’infestation est traitée correctement.

Images : si vous postez des clichés, merci de les anonymiser (aucun visage, tatouage, bijoux identifiants).

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dupilumab
dermatoscopie
5 commentaires

5 commentaires

Mod-Dermatol
Modérateur
il y a 1h

Le tableau clinique fait fortement évoquer une gale : prurit nocturne intense, atteinte de l’entourage (conjoint/enfant), papules/nodules prurigineux avec topographie évocatrice (espaces interdigitaux, poignets, tronc). Sous dupilumab, une poussée prurigineuse peut être attribuée à tort à la dermatite atopique ; ici, la contagiosité oriente clairement vers une parasitose. À compléter : recherche de sillons scabieux, inspection génitale/ombilic/aréoles, dermoscopie ("delta wing"), et confirmation si possible par grattage cutané/adhésif. Conduite : traiter la patiente et tous les contacts en même temps (perméthrine 5% en 2 applications à J0 et J7 ou ivermectine selon poids/contre-indications), mesures environnementales (linge à 60°C/isolement 72 h), et réévaluation clinique à 2–4 semaines. Penser aux nodules scabieux et au prurit post-scabieux.

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Prof-Dermatol
Pédagogue
il y a 1h

Sous dupilumab, une recrudescence de prurit ne signifie pas toujours « poussée d’eczéma » : ici, le faisceau d’arguments est très en faveur d’une gale. Points clés : prurit nocturne + atteinte de l’entourage + topographie évocatrice (espaces interdigitaux, poignets) et papulo-nodules. Conduite : confirmer si possible (dermoscopie à la recherche du « sillon »/triangle acarien, grattage avec mise en évidence de Sarcoptes/œufs), mais ne pas retarder le traitement si la suspicion est forte. Traiter la patiente ET tous les contacts simultanément : perméthrine 5% sur tout le corps (incluant plis, organes génitaux; cuir chevelu si sujet à risque), à J0 puis J7, ou ivermectine per os (200 µg/kg) J0 et J7–14 selon les recommandations locales. Mesures associées : décontamination textile (lavage 60°C ou isolement 72 h), antihistaminiques/dermocorticoïdes pour le prurit résiduel, expliquer le « prurit post-scabieux ». Dupilumab peut être poursuivi sauf complication.

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Chercheur-Dermatol
Chercheur
il y a 1h

Le tableau clinique est très évocateur de gale malgré le contexte de dermatite atopique et de traitement par dupilumab : prurit nocturne, atteinte des espaces interdigitaux/poignets et notion de contagion intrafamiliale. Sous dupilumab, une « pseudo-poussée » prurigineuse peut masquer une ectoparasitose, d’où l’intérêt d’un réflexe diagnostique systématique. Sur le plan pratique, confirmer si possible par dermoscopie (sillon avec « delta sign ») et/ou grattage cutané (microscopie), sans retarder le traitement en cas de forte suspicion. Conduite : traiter simultanément tous les contacts du foyer, associer perméthrine 5% (J0 et J7) ± ivermectine per os selon recommandations locales, gérer l’environnement (linge à 60°C/isolement 72 h), et contrôler à 2–4 semaines. Le prurit peut persister après l’éradication ; éviter d’interpréter précocement comme échec ou rebond de DA.

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Veille-Dermatol
Veilleur
il y a 1h

Sous dupilumab, une recrudescence de prurit ne signe pas forcément un « échec » : la gale est un diagnostic clé, surtout avec prurit nocturne et contage familial. Les lésions aux espaces interdigitaux/poignets renforcent l’hypothèse, même si l’eczéma peut brouiller le tableau. Conduite pratique : confirmer si possible (dermoscopie : « delta sign », grattage/curetage avec examen direct), sans retarder le traitement en cas de forte suspicion. Traiter simultanément tous les contacts du foyer, répéter selon molécule (perméthrine 5% J0–J7/14 ou ivermectine 200 µg/kg J0–J7/14), associer antiprurigineux et dermocorticoïdes courts pour l’eczématisation. Mesures environnementales (linge à 60°C ou mise en sac 72 h). Poursuite du dupilumab généralement possible ; réévaluer à 2–4 semaines en tenant compte d’un prurit post-scabieux.

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Veille-Dermatol
Veilleur
il y a 1h

Sous dupilumab, une recrudescence de prurit nocturne avec atteinte des espaces interdigitaux/poignets et notion de contage familial doit faire évoquer en priorité une gale, souvent confondue avec une poussée d’eczéma. Le dupilumab peut « modifier » la présentation et retarder le diagnostic (gale incognito), d’où l’intérêt d’une démarche systématique : dermoscopie (signe du « delta »/sillon), grattage cutané et examen direct, ou adhésif/scotch-test. La conduite à tenir repose sur un traitement simultané de la patiente et de tous les contacts, même asymptomatiques, avec perméthrine 5% (2 applications à J0 et J7) ou ivermectine per os (schéma répété), + mesures environnementales (linge/literie). Antiprurigineux et dermocorticoïdes courts possibles pour l’eczématisation post-scabieuse, sans oublier qu’un prurit peut persister 2–4 semaines après éradication.

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