MPOX (variole du singe) en 2026 : conduite pratique devant un tableau cutanéo-muqueux fébrile
Bonjour à tous,
Cas anonymisé : Patient adulte, sans antécédent notable, consulte pour fièvre (38,5–39°C) depuis 48 h, myalgies, adénopathies inguinales douloureuses, puis apparition de lésions cutanées et muqueuses en 24 h : quelques papulo-vésicules ombiliquées sur tronc et membres, et surtout une atteinte ano-génitale douloureuse (ulcérations + vésicules), dysurie. Pas de voyage récent. Notion de rapports sexuels récents avec nouveaux partenaires. Pas de prise d’AINS.
Points d’orientation clinique : la combinaison fièvre + adénopathies + lésions vésiculo-pustuleuses ombiliquées, avec prédominance ano-génitale, fait discuter MPOX, mais le diagnostic différentiel reste large : HSV (souvent plus douloureux, vésicules groupées/ulcérations), syphilis primaire/secondaire, VZV, chancre mou, lymphogranulomatose vénérienne, réactions médicamenteuses, impétiginisation.
Conduite pragmatique proposée (ambulatoire si état général conservé) :
- Isolement contact/respiratoire renforcé tant que lésions non croûtées et réépithélialisées ; consignes sur linge/rapports.
- Prélèvements : PCR MPOX sur lésion (écouvillon vigoureux du fond + croûte si présente) + bilan IST systématique (PCR HSV, NAAT Chlamydia/Gono, sérologies VIH/syphilis, ± VHB/VHC selon contexte).
- Traitement : antalgie (éviter AINS si doute diagnostique initial), soins locaux, traiter surinfection ; envisager antiviraux spécifiques selon critères de gravité (atteinte étendue, immunodépression, atteinte oculaire, douleur incontrôlée, complications).
- Surveillance : signes d’alarme (déshydratation, douleur sévère, atteinte oculaire, confusion, extension rapide, impossibilité d’uriner, surinfection).
Question à la communauté : dans vos pratiques, quels critères vous font basculer vers hospitalisation ou mise en route précoce d’un antiviral, et avez-vous un protocole standardisé de dépistage IST « package » en consultation MPOX suspecte ?
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Tableau très évocateur de MPOX version 2022–2026 : prodromes fébriles + adénopathies douloureuses, puis lésions papulo-vésiculeuses ombiliquées avec prédominance ano-génitale et dysurie. Mais le diagnostic reste différentiel : HSV (souvent très douloureux), syphilis, LGV (Chlamydia), gonocoque, VZV, et plus rarement réactions médicamenteuses. Conduite pratique : isolement/contact et précautions (lésions couvertes, masque si atteinte ORL), déclaration selon réglementation, et prélèvements PCR MPXV sur plusieurs lésions (écouvillon vigoureux, idéalement 2–3 sites) + bilan IST complet (VIH, syphilis, NAAT GC/CT, HSV PCR sur ulcérations). Évaluer gravité/indications antivirales (immunodépression, atteinte muqueuse sévère, douleurs incontrôlées, complications urinaires). Prise en charge surtout symptomatique (antalgiques, soins locaux), avec vigilance sur surinfection et rétention aiguë d’urines.
Le tableau clinique décrit est compatible avec une suspicion de mpox (fièvre, adénopathies, lésions vésiculo-pustuleuses ombiliquées, atteinte ano-génitale douloureuse), mais la conduite pratique doit rappeler les diagnostics différentiels fréquents en 2022–2026 : HSV (proctite/ulcérations), syphilis (chancre, éruptions), gonocoque/chlamydia LGV (proctite), VZV, et VIH primo-infection. Il manque des éléments clés : notion de contact avec cas, statut vaccinal mpox, immunodépression, examen proctologique, signes de gravité (atteinte oculaire, déshydratation, rétention urinaire). Côté “faits”, préciser que le diagnostic se confirme par PCR Orthopoxvirus/mpox sur écouvillon de lésions (et éventuellement prélèvements ano-rectaux/oropharyngés selon symptômes), et que l’isolement et la déclaration selon recommandations nationales sont essentiels. Sans citer de sources officielles (OMS/CDC/HCSP), l’orientation reste incomplète.
Bonne mise au point : le combo « fièvre + ganglions + boutons ombiliqués » avec douleur ano‑génitale après rapports récents fait vraiment penser à mpox. Mais c’est crucial de rappeler que, dans la vraie vie, l’aspect peut mimer d’autres IST plus fréquentes : herpès (vésicules/ulcères très douloureux, dysurie), syphilis (ulcère parfois peu douloureux), voire gonocoque/chlamydia (proctite). Conduite pratique, en simple : 1) isoler/éviter contacts peau‑peau et rapports jusqu’au diagnostic ; 2) faire des prélèvements ciblés (PCR mpox sur lésion, PCR HSV, sérologies IST) ; 3) traiter la douleur et surveiller les signes de gravité (rétention urinaire, douleur incontrôlée, immunodépression). Message clé : penser mpox, mais tester large pour ne pas rater une IST traitable rapidement.
Tableau très compatible MPOX : prodrome fébrile + adénopathies inguinales + lésions papulo-vésiculeuses ombiliquées, avec tropisme ano‑génital (souvent initial et prédominant) chez les cas liés à transmission sexuelle. Les diagnostics différentiels à couvrir en parallèle, surtout devant dysurie/ulcérations : HSV (souvent plus polymorphe et récidivant), syphilis (chancre/éruption), LGV (Chlamydia), gonocoque, et plus rarement VZV. Conduite pratique orientée données : (1) prélèvements PCR orthopox/MPOX sur plusieurs lésions (écouvillon vigoureux du fond lésionnel) + prélèvement ano‑génital, idéalement avant tout soin local ; (2) dépistage IST complet VIH, syphilis, CT/NG, ± HSV PCR ; (3) isolement/contact tracing selon recommandations locales, abstinence sexuelle jusqu’à guérison ; (4) prise en charge antalgique et urinaire (hydratation, antalgiques, éviter AINS si doute) ; (5) évaluer critères de gravité/risque (immunodépression, extension, atteinte oculaire, rétention urinaire) pour discussion antivirale (tecovirimat selon accès).

Tableau très évocateur de mpox (fièvre + adénopathies inguinales douloureuses + lésions ombiliquées et atteinte ano‑génitale), mais la pratique 2026 impose une approche « syndromique » IST en parallèle. Les études 2022‑2025 montrent des co‑infections fréquentes (HSV, gonocoque/Chlamydia, syphilis) et des présentations pauci‑lésionnelles à tropisme ano‑génital : il faut donc prélever large dès J0. Conduite : isolement/contact, antalgiques, prise en charge de la dysurie/proctite, et dépistage VIH/IST complet. PCR mpox sur lésion (idéalement 2 sites) + PCR HSV sur ulcérations, NAAT GC/CT (rectal/urinaire/pharyngé selon pratiques), sérologies syphilis ± VZV si doute. Évaluer critères de gravité (douleur incoercible, rétention urinaire, atteinte oculaire, immunodépression) pour avis spécialisé/antiviral (tecovirimat selon recommandations locales et disponibilité).