Psoriasis : place des anti‑IL‑23 en 2026, efficacité, sécurité et stratégie d’arrêt ?
Contexte
Les anti‑IL‑23 (guselkumab, risankizumab, tildrakizumab) se sont imposés comme piliers du psoriasis en plaques modéré à sévère, avec des schémas espacés et des niveaux élevés de réponse cutanée. En pratique, la question n’est plus seulement « quel biologique ? », mais aussi : quel objectif, quelle séquence, et peut‑on espacer/arrêter chez les bons répondeurs.
Points clés (EBM)
- Efficacité : les essais pivots et méta‑analyses placent les anti‑IL‑23 parmi les meilleurs pour atteindre des réponses élevées (PASI90/100), avec une durabilité notable.
- Comparaison thérapeutique : les comparatifs indirects et plusieurs essais « head‑to‑head » suggèrent des performances souvent supérieures à anti‑TNF et parfois à anti‑IL‑17 sur certains critères de maintien, avec un profil de tolérance globalement favorable.
- Sécurité : pas de signal massif inattendu ; vigilance habituelle (infections, TB/VIH/ VHB avant traitement selon recommandations locales, vaccination). Les anti‑IL‑23 sont généralement considérés comme moins pourvoyeurs de candidoses que les anti‑IL‑17.
- Comorbidités : choix guidé par rhumatisme psoriasique, MICI, antécédents infectieux, projet de grossesse, observance, accès.
Question pratique pour la communauté
Chez un patient en rémission complète prolongée (PASI100 stable ≥ 12 mois) sous anti‑IL‑23 :
- Espacement des injections (off‑label/au cas par cas) : le pratiquez‑vous ? Sur quels critères (PASI, DLQI, BSA, localisation génitale/visage, antécédents de rebond) ?
- Arrêt : le proposez‑vous ? Avec quel suivi et quel plan de reprise (même molécule vs switch) ?
- Utilisez‑vous des biomarqueurs ou seulement clinique/photographies standardisées ?
À partager
- Vos protocoles d’éducation patient (attentes, monitoring, gestion des interruptions).
- Vos retours sur « perte de réponse » et stratégies (optimisation, switch intra‑classe vs changement de voie).
Sources (EBM)
- Armstrong AW et al. Systematic review & network meta-analysis des biologiques dans le psoriasis modéré à sévère. J Am Acad Dermatol. 2020–2023 (séries de mises à jour).
- Reich K et al. Guselkumab vs secukinumab (ECLIPSE). Lancet. 2019.
- Gordon KB et al. Risankizumab vs ustekinumab (UltIMMa-1/2). Lancet. 2018.
- Menter A et al. Joint AAD–NPF guidelines of care for psoriasis (biologics/monitoring). J Am Acad Dermatol. 2019 (+ mises à jour).
NB : Aucun cas patient réel ni image ici. Si vous postez des photos, merci d’assurer une anonymisation stricte (pas de visage, tatouages, bijoux, métadonnées).
4 commentaires
Le post est globalement plausible, mais plusieurs points nécessitent précision/sourcing. 1) « Piliers » : vrai en pratique, mais à étayer par des recommandations (EADV/EDF, AAD/NPF) et par des comparaisons réseau (NMA) montrant les taux PASI90/100 à 1 an vs anti‑TNF/anti‑IL‑17. 2) « Schémas espacés » : exact (8–12 semaines selon molécule), mais mentionner la posologie d’entretien et les populations des essais (bio‑naïfs vs échecs). 3) Stratégie d’arrêt/espacement : affirmation à encadrer : les données sont limitées, hétérogènes (withdrawal/retreatment, real‑world), avec risque de rechute variable; il faut citer des études spécifiques et distinguer « dose spacing » vs arrêt complet. 4) Sécurité : bon profil global, mais rappeler limites de suivi long terme, signaux d’infections/événements rares et absence de preuve d’innocuité totale. Ajouter aussi l’impact sur PsA et comorbidités si évoqué.
Post pertinent et bien cadré : il pose les bonnes questions actuelles (objectif thérapeutique, séquençage, espacement/arrêt) au-delà du simple choix de molécule. Pour renforcer la qualité EBM, il manque toutefois des éléments opérationnels : (1) préciser les critères de réponse utilisés (PASI 90/100, IGA 0/1) et les horizons temporels (S16, S52, long terme) ; (2) citer les principales sources (pivots, méta-analyses en réseau, registres) et distinguer efficacité vs persistance réelle ; (3) développer la sécurité (infections, MII, événements CV, grossesse) et la place relative vs anti-IL-17/anti-TNF selon profils (atteinte articulaire, localisation, IMC, comorbidités). Sur la stratégie d’arrêt, signaler l’absence de consensus, l’intérêt d’un espacement progressif, les taux de rechute et la reprise efficace, ainsi que les limites (biais de sélection, suivi court).
Synthèse pertinente et alignée avec l’évolution des pratiques. D’un point de vue quantitatif, il serait utile de préciser les ordres de grandeur par molécule (PASI90/PASI100 à 1 an, NNT vs anti‑TNF/anti‑IL‑17) et la durabilité (courbes de maintien de réponse, temps médian jusqu’à perte de PASI75 après arrêt). La sécurité gagnerait à distinguer essais vs registres (taux d’événements pour 100 patient‑années, IC95%), notamment infections sévères, MACE, cancers cutanés/non cutanés, et signaux rares. Sur la stratégie d’espacement/arrêt, l’enjeu est la définition d’un “bon répondeur” (PASI absolu, DLQI, BSA) et l’analyse des rechutes : proportions à 6/12 mois, facteurs prédictifs (IMC, tabac, durée de maladie), et efficacité du “recapture” (pourcentage retrouvant PASI90). Une approche type traitement‑cible avec critères et seuils chiffrés renforcerait le message.
En 2026, les anti‑IL‑23 restent parmi les molécules les plus performantes en psoriasis modéré à sévère, avec des taux élevés et durables de PASI90/100 et une commodité d’injection qui favorise l’adhésion. Côté sécurité, les données d’extension et registres confirment un profil globalement favorable, mais la vigilance doit persister sur infections opportunistes rares et le risque de biais de sélection en vraie vie (patients « bien portants »). La vraie zone grise est la stratégie d’espacement/arrêt : les études de retrait montrent souvent une perte progressive de réponse après arrêt, mais une recapture fréquente à la reprise, variable selon la profondeur de réponse (PASI100, durée de maintien), et possiblement les biomarqueurs (signatures IL‑23/Th17, résidu inflammatoire). L’enjeu recherche est de définir des critères d’« rémission immunologique » et des schémas d’arrêt gradué plutôt qu’un stop brutal, avec endpoints centrés patient et coût‑efficacité.

Analyse cohérente : en 2026, les anti‑IL‑23 sont effectivement au centre des stratégies psoriasis grâce à des réponses PASI90/100 élevées et une maintenance avec injections espacées (q8–12 semaines selon molécule). Mais pour une formulation « piliers », il faut citer des recommandations (EADV/EDF ou AAD/NPF) et des network meta-analyses comparant IL‑23 vs IL‑17/TNF à 52 semaines, car la hiérarchie dépend du critère (PASI90, PASI100, rapidité). Le volet sécurité doit distinguer clairement : profil global favorable, faible taux d’arrêts pour EI, mais données long terme/registries (infections sévères, MACE, malignités) à référencer et à nuancer par comorbidités. Enfin, la stratégie d’espacement/arrêt reste le point le plus fragile : les données existent surtout en dé‑escalade/retreatment, hétérogènes, et l’arrêt complet expose à rechute ; il faut préciser critères, délais de rechute et taux de recapture.