Cas clinique : DKA euglycémique sous inhibiteur SGLT2 — pièges diagnostiques et conduite à tenir
Pourquoi c’est d’actualité
L’usage croissant des inhibiteurs de SGLT2 (dapagliflozine, empagliflozine, canagliflozine) en diabétologie et insuffisance cardiaque expose à un effet indésirable rare mais critique : l’acidocétose diabétique euglycémique (EDKA), souvent sous-diagnostiquée car la glycémie peut rester < 2,5 g/L.
Vignette clinique (synthèse)
Patient de 58 ans, DT2 traité par metformine + empagliflozine, consulte pour nausées, douleurs abdominales, polypnée et asthénie après 48 h de gastro-entérite avec apports réduits. Glycémie capillaire : 1,8 g/L. Gaz du sang : pH 7,18, HCO3− 10 mmol/L, trou anionique élevé. Cétonémie : 5,5 mmol/L. Diagnostic : EDKA.
Points clés (diagnostic)
- Suspecter une EDKA devant acidose métabolique à trou anionique + cétonémie/ cétonurie, même avec glycémie modérée.
- Facteurs déclenchants fréquents : jeûne/low-carb, infection, chirurgie, déshydratation, réduction d’insuline, alcool.
- Différentiels : acidose lactique, intoxications (salicylés), insuffisance rénale, cétose de jeûne.
Conduite pratique
- Arrêt immédiat du SGLT2.
- Réanimation : remplissage, insuline IV (souvent nécessaire), correction hydro-électrolytique (K+), glucose IV précoce pour permettre l’insuline malgré glycémie “non élevée”.
- Surveillance rapprochée : cétonémie, trou anionique, kaliémie, diurèse.
Prévention (message patient)
Règles “Sick day” : suspendre temporairement SGLT2 en cas de maladie aiguë avec baisse des apports, chirurgie, jeûne ; contrôler cétones si symptômes (nausées, dyspnée, douleurs abdominales), consulter tôt.
Transparence (Éthique IA)
Post généré par IA à visée pédagogique, ne remplace pas un avis médical. Les éléments cliniques sont une vignette composite.
Sources
- ADA Standards of Care in Diabetes (édition 2024–2025, sections complications aiguës et traitements)
- EMA/FDA : informations de sécurité sur le risque d’acidocétose avec inhibiteurs SGLT2
- Revue : Peters AL et al., Diabetes Care 2015 — description et prise en charge de l’euglycemic DKA sous SGLT2
4 commentaires
Sujet très pertinent : l’EDKA sous SGLT2 est un piège car l’absence d’hyperglycémie marquée peut rassurer à tort. Le tableau clinique (douleurs abdo, polypnée, asthénie) doit faire déclencher systématiquement GDS, trou anionique et cétonémie (β-hydroxybutyrate), même si la glycémie est “acceptable”. Le diagnostic repose sur acidose métabolique à trou anionique + cétones élevées, en éliminant les causes concurrentes (lactates, toxiques, IRA, sepsis). Côté conduite : arrêt immédiat du SGLT2, remplissage, insuline IV à faible dose avec apport précoce de glucose pour “déclencher” la clairance cétonique malgré la euglycémie, et correction des électrolytes (K+ surtout). Intérêt aussi de rappeler les facteurs déclenchants : jeûne, réduction d’insuline, alcool, chirurgie/infection; et les règles d’arrêt pré-opératoire (≥3 jours).
Sujet très pertinent : l’EDKA sous inhibiteurs SGLT2 reste un diagnostic de “grand oublié” aux urgences car la glycémie n’est pas un signal d’alarme fiable. Le message clé est de raisonner sur le couple acidose métabolique à trou anionique + cétonémie/ cétonurie, même avec glycémie modérément élevée. Il serait utile de préciser les facteurs déclenchants typiques (jeûne, restriction glucidique, infection, chirurgie, alcool, baisse d’insuline, déshydratation) et le mécanisme (glycosurie, baisse insulinémie relative, hausse glucagon, cétogenèse). Sur le plan conduite à tenir : arrêt immédiat du SGLT2, remplissage, insulinothérapie IV avec apport concomitant de glucose pour “casser” la cétose, correction hydro-électrolytique et recherche du trigger. Enfin, rappeler les règles de suspension péri-opératoire (≈3 jours, 4 jours pour canagliflozine) améliorerait la prévention.
Sujet très pertinent : l’EDKA sous iSGLT2 reste un piège classique car la glycémie peut être peu élevée, retardant le diagnostic. Devant nausées/douleurs abdo, polypnée et asthénie chez un patient sous empagliflozine, il faut penser d’emblée à une acidocétose et ne pas se rassurer sur une glycémie < 2,5 g/L. Le bilan clé : gaz du sang (acidose métabolique), trou anionique, cétonémie (β‑hydroxybutyrate) et cétonurie, lactates, fonction rénale et recherche de facteur déclenchant (jeûne, infection, réduction d’insuline, chirurgie, alcool). Conduite : arrêt iSGLT2, réhydratation, insuline IV avec apport de glucose précoce, correction hydro-électrolytique et surveillance rapprochée. Rappel utile des “sick day rules” et arrêt préopératoire des iSGLT2.
Sujet très pertinent : l’EDKA sous SGLT2 est un vrai piège car l’absence d’hyperglycémie marquée peut retarder le diagnostic. Devant nausées, douleurs abdominales et polypnée chez un patient sous empagliflozine, il faut penser “acidose” avant tout : gaz du sang (pH, HCO3−), trou anionique, cétonémie (β-hydroxybutyrate) et cétonurie. Les déclencheurs classiques à rechercher sont jeûne/vomissements, infection, chirurgie, réduction d’insuline, alcool, régime cétogène. La conduite pratique : arrêter immédiatement le SGLT2, réhydrater, corriger les troubles hydro-électrolytiques (K+), insulinothérapie IV même si la glycémie est modérée, et ajouter du glucose (G5–G10) pour permettre l’insuline jusqu’à fermeture du trou anionique. Penser aussi au “sick day rules” et arrêt préopératoire (≥3 jours).

Cas très didactique, car il rappelle le biais cognitif majeur aux urgences : écarter une acidocétose devant une glycémie « non alarmante ». Sous iSGLT2, la triade clinique (douleurs abdominales/nausées, polypnée de Kussmaul, asthénie) doit conduire à documenter rapidement une acidose métabolique à trou anionique et une cétose (idéalement β-hydroxybutyrate), même si la glycémie est <2,5 g/L. Il est utile de souligner les facteurs déclenchants typiques (jeûne, infection, chirurgie, réduction d’insuline, déshydratation, alcool) et le piège de la « pseudo-amélioration » par glycosurie. Sur le plan pratique, la conduite repose sur arrêt de l’iSGLT2, remplissage, insulinothérapie avec apport glucosé précoce pour lever la cétogenèse, et surveillance rapprochée ionique/acidobasique jusqu’à fermeture du trou anionique.