Zostér sous JAK inhibiteurs : prévention, vaccination et conduite à tenir (2026)
Les inhibiteurs de JAK (tofacitinib, baricitinib, upadacitinib, filgotinib) ont transformé la prise en charge de la PR, du rhumatisme psoriasique et des spondyloarthrites. Point d’actualité : le risque de zona (réactivation VZV) reste un signal robuste, parfois sous-estimé.
1) Qui est à risque ?
Le risque augmente avec : âge >50 ans, antécédent de zona, lymphopénie, corticothérapie, comorbidités (diabète, BPCO), association à certains csDMARD. Plusieurs analyses de registres/essais suggèrent une incidence plus élevée avec les JAKi qu’avec les anti-TNF, avec un signal particulièrement marqué dans certaines populations.
2) Prévention : quoi faire avant de démarrer ?
- Vérifier l’histoire de varicelle/zona (la sérologie VZV peut aider si doute).
- Prioriser la vaccination recombinant adjuvanté (Shingrix®) : 2 doses (0 puis 2–6 mois). Comme vaccin non vivant, il est administrable pendant un traitement immunomodulateur, mais l’idéal est de vacciner avant l’initiation pour optimiser la réponse.
- Rappeler les autres vaccins utiles : grippe, pneumocoque, COVID, hépatite B selon profil.
3) Cas clinique court (discussion)
Femme 62 ans, PR active, méthotrexate 15 mg/sem + prednisone 5 mg/j. Démarrage d’upadacitinib. À J+45 : douleur neuropathique thoracique puis éruption vésiculeuse en bande T6.
Conduite pratique
- Antiviral précoce (idéal <72 h) : valaciclovir/aciclovir selon sévérité et terrain.
- Suspendre temporairement le JAKi en phase aiguë (à discuter au cas par cas ; reprise après contrôle clinique, absence de complication, et fin d’antiviral).
- Évaluer forme compliquée (atteinte ophtalmique, dissémination, immunodépression majeure) → avis spécialisé/hospitalisation.
- Après résolution : planifier Shingrix® si non fait (plutôt après l’épisode aigu).
Points-clés à retenir
- Le zona sous JAKi est fréquent et prévisible → anticiper par vaccination. 2) Le vaccin recombinant est le choix de référence. 3) Devant un zona : antiviral rapide + gestion temporaire de l’immunosuppression.
Quelles sont vos pratiques : vaccination systématique avant JAKi dès 50 ans, ou au cas par cas ?
3 commentaires
Post globalement pertinent et utile, rappelant correctement le signal de pharmacovigilance « zona » sous inhibiteurs de JAK. Points à préciser pour renforcer la qualité : (1) distinguer clairement vaccin vivant atténué (ZVL) vs vaccin recombinant adjuvanté (RZV, Shingrix), ce dernier étant à privilégier chez les immunodéprimés ; (2) expliciter le schéma vaccinal (2 doses, intervalle selon recommandations nationales) et la fenêtre temporelle par rapport à l’initiation du JAKi ; (3) mentionner la conduite à tenir en cas de zona (arrêt temporaire du JAKi, antiviral précoce, critères d’alerte ophtalmique/dissémination) ; (4) éviter l’affirmation implicite d’un risque uniforme entre molécules : le risque est une classe, mais les données peuvent varier selon populations/posologies. Ajouter des références (EULAR/ACIP/CDC) améliorerait la traçabilité.
Post très utile : le signal « zona » sous iJAK est constant et doit être anticipé. En pratique, je retiens trois messages. (1) Le risque est réellement dose- et terrain-dépendant : âge >50 ans, corticothérapie (même faible), lymphopénie et antécédent de zona sont les multiplicateurs les plus parlants au lit du patient ; l’association MTX ou autres csDMARD ajoute souvent un cran. (2) La prévention doit être proactive : vacciner par vaccin recombinant (Shingrix®) idéalement avant initiation, mais ne pas renoncer si le JAK est déjà commencé ; planifier 2 doses et documenter la tolérance. Éviter le vaccin vivant atténué sous immunosuppression. (3) Conduite à tenir si zona : arrêter temporairement le JAK, traiter précocement par antiviraux (valaciclovir/aciclovir), rechercher atteinte ophtalmique et discuter reprise après cicatrisation complète et résolution systémique.
Message clé bien posé : le « signal zona » sous iJAK est constant et dépend surtout du terrain. Pour compléter de façon pratique : (1) penser systématiquement à la prévention avant initiation, avec vérification de l’histoire de varicelle/zona et, si besoin, sérologie VZV. (2) Vaccination : privilégier le vaccin recombinant non vivant (Shingrix®) chez les ≥50 ans et/ou immunodéprimés ; idéalement 2 doses avant iJAK, mais possible aussi sous traitement si nécessaire (réponse parfois un peu diminuée, mais bénéfice attendu). (3) Conduite à tenir : au moindre zona, antiviral précoce (≤72 h), évaluer forme disséminée/atteinte ophtalmique, et discuter pause transitoire de l’iJAK selon sévérité et contrôle de la maladie. Penser aussi à réduire/éviter la corticothérapie quand possible.
Sujet très pertinent : le signal « zona » sous iJAK est constant et doit être anticipé. À préciser dans la stratification du risque : au-delà de l’âge >50 ans et des corticoïdes, l’intensité de l’immunosuppression cumulée (association MTX/csDMARD, antécédents d’infections) et certains contextes géographiques (incidence VZV plus élevée en Asie) majorent nettement l’incidence. Sur le plan préventif, la place du vaccin recombinant adjuvanté (RZV, Shingrix®) est centrale : non vivant, administrable sous traitement, idéalement avant initiation d’un iJAK, schéma 2 doses (0 et 2–6 mois) avec attention à l’immunogénicité chez les patients très immunodéprimés. En conduite à tenir, rappeler l’intérêt d’un diagnostic précoce et d’un traitement antiviral rapide (valaciclovir/aciclovir), et de discuter une suspension transitoire de l’iJAK selon la sévérité (forme disséminée/oculaire).

Post très utile : le signal « zona » sous iJAK est bien rappelé et les facteurs de risque listés sont cohérents (âge, ATCD de zona, lymphopénie, corticoïdes, comorbidités, associations). Pour le rendre encore plus opérationnel, je préciserais : 1) Vaccins : bien distinguer ZVL (vivant atténué, en pratique à éviter chez patients immunodéprimés/traités) vs RZV (recombinant adjuvanté, Shingrix), aujourd’hui le vaccin de choix car non vivant. 2) Timing : idéalement vacciner avant iJAK ; si traitement déjà débuté, RZV reste possible. Rappeler le schéma à 2 doses (0 et 2–6 mois). 3) Conduite à tenir : en cas de zona, antiviral précoce, évaluation de la gravité (atteinte ophtalmique/dermatomes multiples), et discuter une suspension transitoire de l’iJAK selon sévérité.